Le spotting : tout ce qu’il faut savoir

Le spotting : tout ce qu’il faut savoir

Le spotting est un phénomène très fréquent chez les personnes menstruées. Il survient souvent au moment où on s’y attend le moins avec des petits saignements en dehors des règles. Bien que ceux-ci soient anormaux, ils ne révèlent pas forcément d’un problème de santé dont il faut se soucier. Quand arrive le spotting  ? Qu’en est-il de son traitement  ?

Le spotting, c’est quoi exactement  ?

Le spotting, un mot anglais qui veut dire «  tache  », porte bien son nom. Ces saignements anormaux constituent une véritable source d’inquiétude pour les personnes menstruées. Il s’agit d’un léger saignement au quotidien. Il se manifeste seulement par quelques gouttes, mais il n’en demeure pas moins alertant. Il est indolore et les écoulements sont de couleur très foncée, alors que pendant les règles, ils sont de couleur rouge vif. Malgré tout, c’est frustrant et il se peut que tu ressentes les mêmes symptômes que lors de tes menstruations, notamment les petites douleurs au bas-ventre ou dans le bas du dos. Mais ce n’est pas forcément le cas. Les symptômes varient d’une personne à l’autre. 

Il ne faut pas le confondre avec les métrorragies et les ménométrorragies qui sont, elles aussi, des saignements vaginaux en dehors des règles. Ces écoulements sanguins se distinguent aussi des ménorragies, un terme désignant les règles qui durent plus d’une semaine. De manière générale, il est bénin, mais en cas de prolongement dans la durée, consulter un gynécologue est de mise. Afin d’éviter de tacher tes vêtements, le port d’une culotte menstruelle REPEAT aide beaucoup. 

Il ne concerne pas toutes les personnes menstruées. Quoi qu’il en soit, il peut t’arriver au moins une fois dans ta vie. Toutefois, si tu constates des saignements abondants similaires à des hémorragies, il ne s’agit plus de spotting, mais d’un problème plus grave. Tu dois ainsi te rendre au plus vite aux urgences.

Quelles sont les causes de ce phénomène ?

Ces petites pertes de sang résultent d’un dérèglement hormonal. En temps normal, ton organisme sécrète des hormones sexuelles, c’est-à-dire la progestérone et l’œstrogène. Avec leur production, ton corps réagit à sa façon avec des acnés qui apparaissent, les nausées ou autres symptômes. Lorsque leur sécrétion s’avère déréglée, le spotting peut se manifester. Souvent, il s’arrête de lui-même, sans l’intervention d’un médecin. Quelles sont ses autres causes ? 

L’ovulation

Pendant l’ovulation, certaines personnes menstruées peuvent avoir des saignements. La quantité n’est cependant pas comparable à la perte de sang pendant les menstruations. Ce phénomène est souvent lié à la physiologique même de l’ovulation et non à une destruction de l’endomètre se produisant à chaque fin d’un cycle sexuel. Il est facile à reconnaître si tu as un cycle de 28 jours puisque l’ovulation se produit au milieu. Par ailleurs, tu peux saigner un peu après un toucher vaginal assez profond. En effet, si ton partenaire parvient à toucher le col de l’utérus, celui-ci s’ébranle un peu et saigne. 

Le stress

Le stress peut provoquer un dérèglement hormonal. Mais pour cela, il faut qu’il soit extrême. Si tu passes par une telle situation, il est tout à fait possible que ça saigne dans ton slip. En effet, à un certain niveau, l’angoisse et l’anxiété modifient le cycle biologique, notamment celui de l’utérus et d’autres organes tels que l’estomac. Quand certaines personnes stressent trop, elles mangent beaucoup plus que la normale ou le contraire. 

Le fibrome

Certaines maladies provoquent de légères pertes de sang. Ces saignements, bien qu’ils ne soient pas abondants, sont révélateurs. S’ils durent plus de 10 jours, tu dois consulter un médecin. Ce dernier procédera à des examens pour déterminer les véritables causes de tes problèmes. Parfois, le fibrome qui se développe sous la muqueuse de l’utérus en est la cause. Cette tumeur est dans la plupart des cas bénigne, mais sa présence provoque un étirement des vaisseaux sanguins et donc des pertes de sang. Si celles-ci sont trop fréquentes, elles engendreront une anémie et ton état de santé va se détériorer si tu ne consultes pas un médecin. 

La grossesse

Chez certaines femmes enceintes, les pertes sanguinolentes peuvent apparaître en début de grossesse. Selon une étude, au moins un tiers d’entre elles font face à une telle situation pendant le premier trimestre. Voici leurs principales causes pendant la gestation : 

  • Parfois, cela résulte de la nidation de l’œuf dans la cavité utérine. Toutefois, si celle-ci s’est faite en dehors de l’utérus, on parle de grossesse extra-utérine ou GEU. Les taches de sang sont de couleur noire et leur écoulement s’accompagne de grosses douleurs dans le bas-ventre.
  • Les règles anniversaires résultent d’une sorte d’automatisme au sein des organes génitaux. Même si la gestation est avérée, des saignements peu abondants surviennent à chaque date prévue pour les menstruations. Mais en réalité, ce ne sont pas vraiment des menstruations puisque l’endomètre reste en son état lorsqu’il y a fécondation.
  • Il arrive que le sang qui s’écoule révèle malheureusement une fausse couche qui peut débuter par des petites gouttes, puis s’intensifie et devienne plus abondant. 
  • Le décollement placentaire partiel, également appelé hématome décidual, engendre des petites pertes de sang de couleur brune. Cela s’explique par le fait que, lors de la nidation, le trophoblaste qui formera le futur placenta se met à se décoller. Un hématome apparaît alors et se résorbe au bout de quelque temps. Si cela ne se règle pas de manière spontanée, une fausse couche pourrait se produire.

Dans tous les cas, consulter un gynécologue est conseillé afin d’être fixé sur la véritable cause du problème pendant la grossesse, que ce soit au cours du premier, deuxième ou troisième trimestre. 

Le polype utérin 

Il s’agit d’une excroissance se développant dans les muscles utérins ou dans une couche de l’endomètre. Avec des tailles variées, le polype peut être ovale ou rond. Parfois, ils sont sans gravité, mais peuvent aussi annoncer un problème plus sérieux tel que la présence de cellules précancéreuses.

La pré-ménopause

Avant la ménopause, l’organisme est le théâtre d’un trouble hormonal sans précédent. La production d’hormones féminines connaît une chute notoire, de façon très progressive. Cette étape importante de la vie survient à l’âge de 40 à 45 ans. Tout au long de cette période très difficile, de nombreux changements ont lieu : phase folliculaire courte, période d’anovulation, inefficacité du FSH, mastopathie ou même apparition de fibrome. Cette transition entraîne des petites pertes de sang irrégulières. 

Certaines infections sexuellement transmissibles

Une IST peut être à l’origine d’écoulements vaginaux sanguinolents avant ou après les règles. Elles s’écoulent brusquement après les rapports sexuels. Cela arrive surtout si tu as contracté une chlamydia ou un papillomavirus. 

Les contraceptifs

La contraception avec un DUI, un anneau vaginal ou une pilule favorise les écoulements sanguins de petite quantité au niveau du vagin. Certaines personnes menstruées utilisant des contraceptifs hormonaux sont également concernées par les spottings. Si une telle chose arrive, cela signifie que la méthode est inefficace.

Comment faire disparaître le spotting ? 

Pour traiter ces pertes vaginales sanguinolentes, le gynécologue doit d’abord en déterminer la cause. Si un dérèglement hormonal en est à l’origine du fait de la contraception, la méthode contraceptive sera remplacée. Un traitement hormonal peut être proposé pour harmoniser la production d’œstrogène et de progestérone. Si tu es sujette au stress, il faut suivre un traitement adapté. Un tel état d’esprit a de nombreux effets négatifs pour l’organisme. Heureusement, il peut être soigné avec des remèdes naturels ou par des médicaments (relaxants, anxiolytiques, etc.). N’hésitez pas à consulter un médecin afin de traiter le problème à la source et d’éviter qu’il ne devienne une dépression. 

En présence d’infection sexuellement transmissible, le gynécologue prescrira des antibiotiques et ton partenaire sexuel doit aussi être traité. Si tu présentes des maladies gynécologiques, celles-ci doivent être soignées soit par des traitements médicamenteux, soit par un traitement chirurgical. Par exemple, si le spotting est causé par des polypes utérins ou un fibrome, l’intervention chirurgicale sera nécessaire.

Tu dois rester vigilante si les pertes sanguines se prolongent dans la durée, car cela peut annoncer une maladie plus grave. Si elles durent plus de 10 jours d’affilée ou que le saignement vaginal est de plus en plus régulier en dehors des règles et plus abondantes, c’est mauvais signe. Dans ce cas-là, il faut consulter rapidement ton gynécologue, car il s’agit d’une métrorragie. Seul le médecin peut en déterminer les causes et prescrire le traitement adapté. 

Si tu es enceinte et que le saignement persiste au-delà du premier trimestre, consulter un médecin est indispensable. En effet, les écoulements peuvent annoncer un problème plus ou moins grave comme la GUI ou la grossesse molaire. Seul le gynécologue est en mesure de déterminer les causes des écoulements vaginaux sanguinolents, après des examens cliniques.

 S’il s’agit d’une GEU, un traitement médicamenteux et des repos au lit seront prescrits. En cas d’échec, une intervention chirurgicale sera nécessaire afin d’interrompre la grossesse. Mais cette solution, en dernier recours, est proposée uniquement si : 

  • La grossesse extra-utérine de forme grave ou moyenne ou persistante, 
  • Le suivi ambulatoire est impossible,
  • Et le β-hcg plasmatiques est supérieur à 5 000 mui/ml.

Il existe deux formes de chirurgies en cas de grossesse extra-utérine : traitement chirurgical conservateur (trompe utérine conservée) ou traitement chirurgical radical (trompe utérine ablée). Tout dépend de la gravité de la situation. Les saignements en dehors des règles doivent toujours alerter et être traités s’ils perdurent. Malheureusement, ils sont impossibles à prévenir.


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